AMAZONAS

 

Lorsque l'on parle du Pérou on pense souvent à ces hommes robustes au profil aquilin, la peau tannée par le soleil, vêtus de ponchos colorés gardant des troupeaux de lamas dans les hautes montagnes. Ou encore aux splendeurs archéologiques de Cuzco émergeant de la cordillère des Andes. Pourtant le Pérou c’est aussi la forêt équatoriale qui compose plus de 60 % de son territoire, et bien-sûr les sources de l’Amazone. Dans cette jungle, la capitale de la région, Iquitos, Iquitos, la seule ville au monde de 500.000 habitants, sans accès routier, accessible par avion ou par bateau, dont le voyage peut prendre 7 jours.

Dès mon arrivée j’ai été frappée par le contraste saisissant entre les villages paisibles de l'Amazonie, où les communautés vivent en harmonie avec la nature et où il n'y a pas de criminalité, et cette ville à l'architecture coloniale hors du temps avec son quartier dangereux, Belen, où coexistent gangs, drogue et prostitution. La vie reste très présente et semble vous faire oublier la dureté des lieux. Les gays "Queens Amazonas" vivent parmi les familles les plus unies. Dans un manque flagrant d'hygiène et une pauvreté extrême, les enfants continuent à jouer dans les rues inondées à la période des pluies.

L’esprit de famille, si important ici, où les enfants sont considérés comme de vrais diamants, est une valeur essentielle à la survie dans ces quartiers défavorisés.

 

When one speaks of Peru one often thinks of these robust men with an aquiline profile, their skin tanned by the sun, dressed in coloured ponchos guarding herds of llamas in the high mountains. Or the archaeological splendours of Cuzco emerging from the Andes. Yet Peru is also the equatorial forest that makes up more than 60% of its territory, and of course the sources of the Amazon. In this jungle, the capital of the region, Iquitos, the only city in the world with 500,000 inhabitants, without any road access, accessible either by air or by boat, whith a journey that can take 7 days.

As soon as I arrived I was struck by the breathtaking contrast between the peaceful villages along the Amazon, where communities live in harmony with nature and where there is no crime and this city with its timeless colonial architecture and its dangerous neighbourhood, Belen, where gangs, drugs and prostitution coexist.

Life remains very present and seems to make you forget the harshness of the place. Gay "Amazons Queens" live among the most close-knit families. In a blatant lack of hygiene and extreme poverty, children continue to play on flooded streets during the rainy season. Family spirit so important here, where children are seen as real diamonds, is an essential value for survival in these deprived neighbourhoods.